Pendant que le fer est chaud ! - Hooligns
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Pendant que le fer est chaud !

Pendant que le fer est chaud !

Comme vous le savez, Pascal Garneau de Golf Dudez est un gros maniaque de golf ! Ancien professionnel, il entraîne aujourd’hui l’équipe universitaire des Patriotes de l’UQTR. Il participe toujours à des tournois amateurs ici et là et il a eu la chance de jouer plusieurs terrains de golf mythiques.

Pas de doute, quand il sera à sa retraite, ça sera l’homme aux mille histoires… Bref, voici une petite anecdote entourant le vainqueur de ce weekend Keith Mitchell.

 – Alex

 


 

Le 27 août 2017, j’écoutais la dernière ronde du tournoi du circuit-école du PGA Tour. J’aime bien écouter à peu près tous les Tour pour être honnête, ils regorgent de golfeurs talentueux, d’élans majestueux et de terrains qui font rêver d’y jouer un jour. Ce dimanche précis, c’était la consécration des 25 meilleurs joueurs qui allaient par le fait même obtenir leur droit d’entrée sur le grand circuit. Sans vous faire l’élaboration complète du système de points qui dresse la liste finale, je peux simplement vous dire qu’il n’y a pas un coup à laisser-aller, car la ligne d’arrivée est bondée et le coup manqué au 1er tournoi de la saison peut vous faire louper votre rêve en bout de ligne.

Ce jour-là, sur le neuf de retour du WinCo Foods Portland Open (certains tournois viennent avec des commanditaires un peu moins connus sur le circuit web.com) les caméras de Golf Channel ciblent quelques joueurs, dont le Canadien Ben Silverman et l’éventuel champion Brice Garnett, mon regard s’arrête sur un autre golfeur ; le polo légèrement sorti du pantalon, vêtements au goût du jour, un style élancé et un des élans les plus vifs que j’ai vu de ma vie.

Au-delà de son talent indéniable, sa position au classement faisait en sorte que c’était encore plus plaisant de le suivre et savoir s’il allait jouer dans la cour des grands.

Pour ceux qui suivent un peu moins le golf, la beauté de regarder en direct offre un classement en temps réel (si vous voyez un chiffre en haut à gauche du nom du joueur, c’est sa position) donc, je vous rappelle qu’après cette dernière ronde de la saison, qui possède plus de 30 tournois et 120 rondes, les 25 premiers golfeurs se font remettre une carte, symbolique, qui leur donne accès au circuit du PGA Tour la saison suivante.

Bref, les statisticiens du poste télévisé à l’aide d’un ou quelques employés du circuit légèrement plus allumés que moi avec un fichier Excel ont bâti un algorithme qui prédit la position du joueur à la suite de chaque trou, selon son résultat et selon le pointage  de chacun des joueurs impliqués dans l’éventuel ordre final, soit le top 25.

Keith Mitchell, il la frappe solide. Il tourne les premier neufs trous avec un décevant +1, il faut qu’il active la machine s’il ne veut pas arriver si près, mais à court. Pas plus tard qu’au 12e trou, il fait le birdie qui le replace près du 25e rang. Bogey 13. Birdie 14, birdie 15.

Ça commence à devenir sérieux, il reste 3 trous et selon les calculs, un birdie lui permettrait de passer au PGA Tour. Par au 16e, par au  17e….

Vous voyez où je me dirige. Il reste un trou, par 5. La plupart des joueurs ont fait l’oiselet cette journée et un joueur de la trempe à Keith va faire 4 sur ce trou peut-être 7 ou 8 fois sur 10.

Bon coup de départ, un peu sur la gauche même chose pour son 2e coup qui l’approche au pied du vert.

Vous vous dites à ce moment : Keith Mitchell a gagné hier la Classique Honda, ton histoire se finit avec un chip et un putt, logiquement.

Hélas, il a mis son 3e coup à une vingtaine de pieds et raté son coup roulé suivant par quelques millimètres.

On parle de millimètres au final pour des kilomètres de balles frappées pour se rendre là.

Imaginez le sentiment d’arriver si près du but. C’est insensé. Ça donne le goût de dire comme quand on était jeune : « ce coup-là ne comptait pas, on recommence. »

Je l’ai aimé dès ce jour la Keith Mitchell et je me suis dit, sincèrement s’il a le talent et la fougue que je semble déceler, on va le voir sur le circuit d’ici peu.

Pas plus tard que le même automne, par le biais des tournois de fin de saison, il a mis la main sur une des cartes du circuit et s’est vite implanté comme une première-année dominante en 2018, ayant même été nominé dans les 3 recrues de l’année.

L’an dernier, j’ai eu la chance de le croiser et de lui parler sur le terrain de pratique du TPC River Highlands à l’aube du Travelers Championships. Un peu bête, il est resté quand je lui ai raconté comment j’avais vécu à partir de mon salon de Trois-Rivières cette ronde finale d’aout 2017. Pas mal sûr que j’étais un des premiers à lui relater les souvenirs.

Son caddy, Pete et moi,  avons discuté pendant plusieurs minutes (ils sont bourrés d’histoires ces gars-là qui trainent les sacs) et sommes même restés en contact par la suite.

Dimanche dernier, alors que Fowler et Koepka venaient de ramener un pointage final de -8 à la Classique Honda, Mitchell avait encore besoin d’un oiselet sur le dernier trou pour faire la différence.

Cette fois, son roulé de 20 pieds est tombé.

On se voit au Masters!

Félicitations Keith!

Par Pascal Garneau de GolfDudez 

 


 

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